Le sac de femme en détail

sac de femme

Le sac de femme est un accessoire qui a traversé le temps. Il s’est appelé : sacoche, besace, aumônière, minaudière, châtelaine, escarcelle, cabas, panier, polochon, gibecière, pochette, Vanity, bourse, réticule, filet… Mais il pouvait être également un sac de voyage, sac main, sac dos, sac à bandoulière, sac du soir, sac objet, sac-jouet, sac-bijou…

Ou encore : sac en papier, en plastique, en carton, en jean, en métal, en osier, en bambou, en plumes, en fourrure, en perles, en soie… Et parfois, sac en croco, en python, en autruche, en éléphant, en veau, en vache, en porc, en galuchat… Et plus surprenant : sac papou, sac zoulou, sac esquimau, sac chinois, sac iroquois, sac hippie, fantaisie, rétro, bourgeois… Mais aussi sac siglé, frangé, pailleté, customisé, copié…

Tous les détails de ces sacs sont disponibles sur le site mon-sacfemme.com.

Le sac de femme, prolongement de la personnalité ?

Mais, en ce début du troisième millénaire, le monde semble avoir succombé à la folie du sac. Utilitaire ou frivole, bon marché ou précieux, pratique ou encombrant, classique ou extravagant… C’est l’accessoire qui cristallise le plus les aspirations et les fantasmes. Il est souvent synonyme de séduction, pouvoir, mobilité, richesse, prestige, vanité… Ce foyer miniature, sorte de cordon ombilical avec notre “moi”, est devenu un signe incontournable de clan social. Mais aussi d’appartenance de mode, de “style”, de “tribu”, de personnalité, de niveau de vie. Ne symbolise-t-il pas à lui seul le monde féminin et ses contradictions ? Embarrassant à l’épaule ou à la main, calé entre les omoplates, enroulé autour du poignet, ceinturé autour des hanches, dansant sur le ventre, il libère ou entrave volontairement celle qui l’a adopté.

L’imagination au service du sac de femme

Passage obligé de tout styliste contemporain, il est aussi l’objet idéal pour stimuler la création, l’accessoire indispensable pour rivaliser d’imagination.

Vivienne Westwood, l’excentrique créatrice anglaise, l’a encore récemment prouvé avec l’invention de son jubilatoire sac “faux-cul”… Bureau portable, “doudou” de substitution, alcôve secrets ou boudoir miniature, le sac est devenu un véritable fétiche des temps modernes. Dans son plus célèbre ouvrage “L’interprétation des rêves”, Freud a comparé tout objet creux au sexe féminin. De là à associer le sac à main à l’utérus ou au sexe “faible”, il n’y a qu’un pas qu’ont franchi allégrement psychanalystes et publicistes ces dernières années. Il suffit, pour s’en convaincre, de regarder ces affiches papier glacé où des rivales à la sensualité exacerbée se disputent avec hargne l’un de ces “charmants accessoires”. Le vol du sac comme abomination, pour ne pas dire “castration”, semble nous dire la campagne lancée par Louis Vuitton où une jeune femme aux allures de petite fille brandit un sécateur pour le moins inquiétant…

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